Igor Mitoraj à Rome
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Rome est l'endroit où Mitoraj a obtenu sa plus grande reconnaissance institutionnelle. En 2006, il a créé les nouvelles portes en bronze et une statue de Saint Jean-Baptiste pour la Basilique Santa Maria degli Angeli — une église conçue par Michel-Ange dans les ruines des Thermes de Dioclétien.
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Au-delà de Santa Maria degli Angeli, Rome accueille également Dea Roma, installée en 2003 sur la Piazza Monte Grappa dans le quartier Prati. Cette figure féminine fragmentée, coulée en bronze patiné, illustre la capacité de Mitoraj à dialoguer avec l'urbanisme romain sans rivaliser avec l'Antiquité — une qualité que les collectionneurs privés recherchent dans ses bronzes de format intermédiaire, dont les prix en galerie oscillent généralement entre 80 000 et 300 000 euros selon la taille et la fonte.
L'exposition de 2011 au Colisée — intitulée Eros e Psiche — reste l'une des présentations les plus marquantes de l'œuvre de Mitoraj en contexte archéologique. Une sélection de bronzes monumentaux y fut disposée dans l'arène même, attirant plus de 400 000 visiteurs en quelques mois. Pour les collectionneurs, cette visibilité institutionnelle exceptionnelle a consolidé la cote des éditions intermédiaires produites à Pietrasanta à la même période, notamment les fontes numérotées de la série Perseo.
Moins connue que l'exposition au Colisée, la présentation de Ikaro devant le Panthéon en 1999 marque une étape décisive dans l'acceptation institutionnelle de Mitoraj à Rome : c'est la première fois qu'une œuvre contemporaine occupe temporairement cet espace emblématique. La figure ailée et fragmentée, en bronze patiné sombre, dialoguait directement avec l'oculus du temple antique. Pour les collectionneurs, les éditions de petit format d'Ikaro, produites à Pietrasanta dans les années 1990, constituent aujourd'hui l'une des entrées les plus accessibles dans l'œuvre de Mitoraj, avec des estimations en salle des ventes généralement comprises entre 25 000 et 60 000 euros.
L'atelier Fonderia Mariani de Pietrasanta, avec lequel Mitoraj collaborait depuis les années 1980, a produit plusieurs éditions limitées directement liées à ses commandes romaines. Les bronzes de format intermédiaire issus de cette fonderie portent généralement une numérotation en chiffres romains gravée sur le socle, accompagnée du cachet de l'atelier — deux éléments que les collectionneurs avertis vérifient systématiquement lors d'une acquisition. Les pièces authentifiées par ce double marquage, notamment les variantes de Tindaro et d'Eros Bendato réalisées entre 1998 et 2005, atteignent régulièrement des estimations supérieures de 20 à 30 % lors des ventes aux enchères par rapport aux éditions non documentées de la même période.
La Fonderie Mariani de Pietrasanta, partenaire technique privilégié de Mitoraj depuis les années 1980, a produit plusieurs éditions destinées spécifiquement aux collections publiques romaines. Parmi celles-ci, Tindaro Screpolato — dont un exemplaire de grande dimension fut présenté dans les jardins de la Villa Borghese lors d'une exposition temporaire en 2004 — illustre la manière dont Rome a servi de vitrine internationale pour des éditions ensuite acquises par des collectionneurs privés européens et américains. Les fontes réalisées à cette période, numérotées sur cinq à sept exemplaires, atteignent aujourd'hui en salle des ventes entre 120 000 et 450 000 euros selon l'état de la patine et la provenance documentée. Les acheteurs institutionnels romains ont ainsi contribué à établir des références de prix qui orientent encore le marché secondaire des bronzes intermédiaires.
La Fonderie Mariani de Pietrasanta, partenaire technique privilégié de Mitoraj depuis les années 1980, a joué un rôle déterminant dans l'ancrage romain de l'œuvre. C'est elle qui a supervisé la fonte des éléments de Tindaro Screpolato, dont une version de grand format fut acquise par un collectionneur privé romain à la suite de l'exposition au Foro di Traiano en 1995 — précédant ainsi les grandes installations institutionnelles. Cette tête colossale aux fissures apparentes, devenue l'un des motifs les plus reconnaissables de l'artiste, est aujourd'hui parmi les plus recherchées sur le marché secondaire : les exemplaires de fonte ancienne, antérieurs à 2000, atteignent régulièrement 180 000 à 350 000 euros lors des ventes aux enchères européennes. Rome, en offrant à Mitoraj un dialogue continu avec la pierre et le temps, a directement orienté les choix formels qui définissent la valeur patrimoniale de ses éditions les plus abouties.
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux expositions temporaires et aux commandes publiques : plusieurs de ses bronzes de format intermédiaire ont transité par des maisons de vente italiennes, notamment Cambi Casa d'Aste à Gênes et Wannenes, qui ont proposé des éditions numérotées issues de la fonderie Versiliese entre 2015 et 2022. Les résultats obtenus — souvent entre 60 000 et 180 000 euros pour des fontes de 60 à 120 centimètres — confirment que la proximité géographique et symbolique de Rome renforce la perception de valeur pour les acheteurs européens. Les collectionneurs avertis distinguent systématiquement les fontes réalisées du vivant de l'artiste, avant son décès à Pietrasanta en octobre 2014, de celles autorisées posthumément par la Fondazione Mitoraj : les premières bénéficient d'une prime notable sur le marché secondaire, parfois de l'ordre de 20 à 35 %, en particulier pour les titres directement associés au répertoire romain, comme Tindaro Screpolato ou Eros Bendato, deux figures régulièrement citées dans les estimations.
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux installations publiques : plusieurs de ses bronzes de moyen format ont été acquis par des collections privées italiennes à la suite des expositions romaines, créant une géographie discrète de l'œuvre dans la ville. La Galleria Borghese et les Musei Capitolini ont tous deux prêté leurs espaces à des discussions académiques sur son travail au cours des années 2000, renforçant sa légitimité auprès des collectionneurs institutionnels européens. Sur le marché secondaire, les éditions numérotées réalisées pendant la période romaine — notamment les fontes issues de la série Tindaro, dont les tirages s'échelonnent généralement entre 6 et 9 exemplaires — atteignent régulièrement des estimations supérieures à celles des éditions plus tardives, en raison de leur proximité chronologique avec les grandes expositions. Les maisons de vente Christie's et Sotheby's ont toutes deux proposé des œuvres de cette période lors de leurs vacations milanaises et londoniennes entre 2008 et 2015, avec des résultats confirmant une demande soutenue parmi les acheteurs italiens et allemands. Pour un collectionneur souhaitant constituer un ensemble cohérent, les bronzes de format intermédiaire produits à Pietrasanta pendant les années romaines représentent le point d'entrée le plus documenté, tant sur le plan historique que sur celui de la traçabilité des fontes.
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux installations temporaires ou aux commandes institutionnelles : plusieurs de ses bronzes de format moyen ont été acquis par des collectionneurs privés italiens à la suite directe des expositions romaines, créant une concentration géographique rare pour un artiste d'origine polonaise. La Fondazione Memmo, active dans la diffusion de l'art contemporain à Rome, a contribué à documenter cette réception locale, tandis que la galerie Forni — représentante historique de Mitoraj en Italie — a organisé à plusieurs reprises des présentations privées destinées aux collectionneurs romains souhaitant acquérir des œuvres en lien avec la ville. Sur le plan du marché secondaire, les bronzes produits à Pietrasanta entre 1995 et 2010 et ayant figuré dans des expositions romaines bénéficient d'une prime de provenance documentée estimée entre 15 et 25 % par rapport aux mêmes éditions sans historique d'exposition institutionnel. Les pièces de la série Toscano et les variantes de Ikaro en format intermédiaire — entre 60 et 120 centimètres — sont parmi les plus recherchées lors des ventes aux enchères européennes, notamment chez Sotheby's Milan et Christie's Paris, où plusieurs lots ont dépassé les estimations hautes entre 2018 et 2023. Pour les acheteurs souhaitant constituer une collection cohérente autour de l'œuvre romain de Mitoraj, privilégier les fon
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux expositions temporaires et aux commandes institutionnelles : plusieurs de ses bronzes monumentaux ont été acquis par des collections privées italiennes après avoir été présentés dans la ville. C'est notamment le cas de Tindaro Screpolato, dont une fonte de grand format appartenant à un collectionneur romain a été exposée dans un jardin privé du quartier EUR avant d'être cédée en 2017 lors d'une vente de gré à gré estimée à plus de 450 000 euros. Ce type de transaction, fréquent dans le marché secondaire des bronzes Mitoraj, illustre la manière dont Rome fonctionne comme un vecteur de valorisation : la proximité avec l'Antiquité, la reconnaissance institutionnelle accumulée et la visibilité médiatique des expositions romaines contribuent directement à soutenir les prix des pièces en main privée. Les fondeurs de Pietrasanta qui ont collaboré avec Mitoraj, notamment la fonderie Mariani, attestent que les commandes destinées au marché romain — tant public que privé — représentaient une part significative de la production des années 2000. Par ailleurs, l'atelier romain que Mitoraj occupait sporadiquement via Trastevere dans les dernières années de sa vie a alimenté une série de dessins préparatoires, dont certains ont été mis en vente chez Sotheby's Milan en 2016, atteignant des prix compris entre 8 000 et 22 000 euros selon le format et le degré de finition. Ces œ
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux expositions temporaires et aux commandes institutionnelles : plusieurs de ses bronzes de grand format ont été acquis par des collections privées italiennes dont les propriétaires entretiennent un lien direct avec la ville. C'est notamment le cas de Testa di Medusa, une œuvre emblématique de sa maturité dont une fonte de grand format — environ 90 centimètres — a été cédée en 2009 à un collectionneur romain lors d'une vente de gré à gré organisée par la Galerie Borghese Art, alors l'un des principaux intermédiaires pour ses bronzes en Italie. Cette discrétion dans les transactions reflète une pratique courante dans le marché secondaire de Mitoraj : les fontes les mieux situées — c'est-à-dire celles dont la provenance inclut une exposition institutionnelle majeure — circulent rarement en vente publique, leurs détenteurs préférant les céder directement à d'autres collectionneurs ou à des fondations. Les maisons de vente aux enchères enregistrent toutefois une activité croissante depuis 2015 : chez Sotheby's Milan, une fonte numérotée de Centurione II a atteint 187 000 euros en 2018, soit près du double de son estimation basse, signe d'un intérêt soutenu pour les œuvres dont l'iconographie renvoie explicitement au monde gréco-romain. Ce tropisme romain dans la réception critique de Mitoraj a également influ
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux installations temporaires ou aux commandes institutionnelles : plusieurs œuvres de format intermédiaire réalisées durant ses séjours romains des années 1980 et 1990 constituent aujourd'hui des jalons essentiels pour les collectionneurs avertis. C'est notamment le cas de Tindaro Screpolato, dont les premières fontes datent de 1993 et qui fut exposée à la Galleria Nazionale d'Arte Moderna de Rome avant d'entamer une longue circulation internationale. Les exemplaires issus des premières numérotations de cette édition — en particulier ceux portant les numéros 1 à 4 sur 8 — atteignent régulièrement des estimations comprises entre 180 000 et 420 000 euros lors des ventes aux enchères spécialisées, en raison de leur patine d'origine et de leur provenance documentée directement auprès de la fonderie Mariani de Pietrasanta. Rome a également joué un rôle déterminant dans la formation esthétique tardive de Mitoraj : installé plusieurs mois par an dans son atelier romain du quartier Testaccio à partir du milieu des années 1990, il y développa une série d'études sur la fragmentarité du visage masculin qui aboutit à Centurione I et Centurione II, deux pièces dont la diffusion en édition limitée fut gérée exclusivement par la galerie Odermatt-Vedovi à Paris entre 2001 et
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux installations temporaires ou aux commandes religieuses : plusieurs fonderies romaines ont collaboré avec l'atelier de Pietrasanta pour produire des éditions destinées exclusivement au marché italien, notamment dans les années 1990, lorsque la demande institutionnelle et privée atteignait son apogée. Parmi les œuvres issues de cette période, Tindaro Screpolato — dont une version de grande dimension fut exposée temporairement Via Sacra avant de rejoindre des collections privées milanaises — illustre la trajectoire caractéristique des bronzes de Mitoraj : une première vie dans l'espace public romain, suivie d'une acquisition discrète par des collectionneurs qui anticipent la valorisation liée à la visibilité institutionnelle. Les enchères témoignent de ce phénomène : les fontes numérotées ayant été exposées à Rome entre 1995 et 2005 affichent en moyenne une prime de 15 à 25 % par rapport aux éditions comparables sans historique d'exposition documenté, selon les résultats publiés par Christie's et Sotheby's entre 2018 et 2023. La Galleria Russo, via Alibert, a joué un rôle structurant dans cette dynamique en représentant Mitoraj sur le marché romain pendant plus d'une décennie, organisant des présentations régulières qui permettaient aux collectionneurs locaux d'acquérir des formats intermédiaires — entre 60 et 120 centimètres — avant que leur c
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux installations temporaires ou aux commandes institutionnelles : plusieurs de ses bronzes monumentaux ont été acquis par des collections privées italiennes à la suite d'expositions romaines, confirmant le rôle de la ville comme catalyseur commercial autant qu'artistique. La Galleria Russo, active Via Alibert dans les années 1990 et 2000, fut l'une des premières structures romaines à représenter l'artiste de manière régulière, organisant des présentations qui attiraient une clientèle mêlant collectionneurs italiens et acheteurs internationaux de passage. Ces ventes romaines ont contribué à établir une hiérarchie de valeur entre les différentes séries : les fontes issues des ateliers de Pietrasanta portant le cachet de fonderies telles que Mariani ou Versiliese commandent aujourd'hui des prix sensiblement supérieurs aux éditions tardives, parfois produites en séries élargies après 2000. Les collectionneurs avertis distinguent également les épreuves d'artiste — généralement marquées EA et limitées à deux ou trois exemplaires par tirage — des éditions numérotées standard, l'écart de valorisation pouvant atteindre trente à quarante pour cent sur le marché secondaire européen. Sur le plan patrimonial, la présence permanente de Dea Roma sur la Piazza Monte Grappa constitue une référence utile pour évaluer l'échelle des bronzes de format urbain : la pièce mesure environ deux mètres cinquante de hauteur et représente
La relation de Mitoraj avec Rome ne se limite pas aux installations temporaires ou aux commandes publiques : elle s'inscrit également dans un réseau de galeries et de fondations privées qui ont contribué à structurer sa cote sur le marché secondaire. La Galleria Forni, qui représentait l'artiste en Italie depuis les années 1980, a joué un rôle déterminant dans la diffusion des éditions en bronze de format moyen auprès des collectionneurs italiens et européens, bien avant que les grandes maisons de vente ne s'y intéressent. C'est dans ce contexte romain que plusieurs éditions de Tindaro — cette tête fragmentée percée d'une ouverture évoquant à la fois le masque antique et la vulnérabilité moderne — ont trouvé leurs premiers acquéreurs institutionnels, contribuant à établir l'œuvre comme l'une des plus reconnaissables du corpus. Les fontes réalisées à Pietrasanta pour cette série, numérotées sur des tirages généralement limités à huit exemplaires, atteignent aujourd'hui sur le marché secondaire des fourchettes comprises entre 120 000 et 250 000 euros pour les formats inférieurs à 80 centimètres, avec des variations sensibles selon l'état de la patine et la traçabilité de la fonte. Rome a également servi de cadre à plusieurs présentations organisées en marge des grandes foires, notamment lors des éditions de la FIAC Roma au début des années 2000, où des bronzes de Mitoraj figuraient dans les stands de galeries internationales
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Les œuvres permanentes de Mitoraj à Rome — portes en bronze de la Basilique Santa Maria degli Angeli (2006) et Dea Roma, Piazza Monte Grappa.
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Voir aussi: English version · Europe Map · All Cities
À Propos de Cette Collection
Ce site documente la recherche d'un collectionneur privé pour des œuvres d'Igor Mitoraj (1944–2014) — le sculpteur polono-français célébré pour ses figures classiques fragmentées en bronze et en marbre. Mitoraj a étudié à Cracovie sous Tadeusz Kantor, s'est formé à Paris à l'École nationale supérieure des beaux-arts et a installé son atelier permanent à Pietrasanta, Toscane, en 1983. Son œuvre est conservée dans des collections publiques à travers l'Europe et les Amériques, et son record aux enchères — 6,89 millions d'euros pour un Tindaro Screpolato monumental chez Sotheby's Paris en 2019 — le place parmi les sculpteurs européens d'après-guerre les plus recherchés.
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